lundi 31 décembre 2012

Nouveaux armoriaux en ligne sur Gallica (BNF)

De nouveaux manuscrits ont été mis en ligne par Gallica, site présentant les ouvrages numérisés par la Bibliothèque Nationale de France.
     Les armoriaux sont présentés sous des titres peu précis (généralement le début du texte du manuscrit) et des dates approximatives.
     J'ai donc mené une enquête pour retrouver leur identité et la date de l'original (quand il s'agissait d'une copie manuscrite ultérieure).
     Les manuscrits sont rangés du plus ancien au plus récent. Plusieurs manuscrits "célèbres" peuvent enfin être admirés en ligne.
N.B. du 2 février 2013 : je n'avais pas vu qu'il y avait aussi l'Armorial Le Bouvier, dit Berry. Je l'ai ajouté.
Mis à jour le 8 février 2015.
Loys daulphin de Viennois filz de Charles septiesme,
Armorial du héraut Navarre, f°2 (©BNF)

dimanche 23 décembre 2012

L'étoile des princes des Baux de Provence

Le nom de la famille de Baux ou Des Baux a été connu sous différentes graphies : en occitan ancien dels Baus, en latin de Baucio ou de Bautio, en ancien français Des Balz ou Des Baulx, en occitan moderne del Bauç et en italien del Balzo.
      Originaire de la ville des Baux de Provence, cette maison, jadis souveraine, a longtemps dominé la vie politique de la région du comtat Venaissin et de la Provence. Après avoir construit un château dans cette ville (le Castrum Balcius est cité en 981), ils prirent son nom comme patronyme, Des Baux.
     Comme c'est bientôt Noël, j'ai voulu faire un billet sur l'emblème de cette famille, cette étonnante étoile à seize rais, très rare en Occident.
     Les seigneurs des Baux prétendaient descendre du Roi mage Balthazar. Aussi prirent-ils pour emblème l'étoile de la nativité à seize branches : "de gueules à l'étoile à seize rais d'argent" et, en italien, "di rosso, alla stella (16) d'argento" ou "di rosso alla cometa di sedici raggi d'argento" (le terme comète rappelle le lien avec les Rois mages).
-- 1345?, Baoscich, Rubcich (Stanislaus), Insignia procerum Bosnae, Croatiae, Illyriae, &c,
quorum alter liber unicus asservatur penes Ragusii Rempublicam
, f°38
Biblioteca estense universitaria) [armorial sur la Dalmatie, la Croatie, la Bosnie et les Balkans]

mardi 11 décembre 2012

La harpe du roi David des Landschad von Steinach

La maison des Landschad von Steinach est très ancienne. Elle prend naissance au Moyen Âge, à Steinach am Neckar, au sud de l'Odenwald (chaîne de montagnes) près d'Heidelberg. Famille vassale des évêques de Spire [Speyer, Rheinland-Pfalz] au XIIe siècle, elle comprend par la suite plusieurs personnages importants à la tête du comté palatin du Rhin, l'un des sept plus anciens électorats du Saint-Empire germanique. Le dernier porteur du nom s'éteint en 1653.
     Leurs armes se blasonnent ainsi en allemand : Eine schwarze Harfe mit roten Saiten auf goldenem Grund ["d'or à la harpe de sable cordée de gueules"]. Elles comprennent une harpe dont le nombre de cordes varie et dont le bois est le plus souvent décoré d'une tête de dragon.
1592, Vorsatz in der "Landschadenbibel", Universitätsbibliothek Heidelberg,
Cod. Heid. 370,21 (Hinz 2012 : 256, abb. 320)