jeudi 31 mai 2012

Armoriaux anciens

Les armoriaux sont présentés sous forme alphabétique abrégée, accompagnés quand disponibles d'une illustration et d'un lien vers l'original (ou ses copies, contemporaines ou plus récentes), ou encore vers l'édition savante du fac-similé ou du texte seul.
La liste n'est pas exhaustive, tant s'en faut. Je suis partie de la liste sur laquelle E. de Boos s'était appuyé pour illustrer son Dictionnaire du blason.
Les découvertes se faisant au fur et à mesure, la liste est complétée/corrigée/illustrée chaque fois qu'une nouvelle information est disponible (illustration ou lien). Les illustrations sont placées entre le nom et la notice qui les concernent. 
[mis à jour le 31/01/2016, les éléments en gras ont été re-vérifiés]
[FRA armorial ; ENG armorial ou roll of arms ; DEU Wappenbuch ; NED wapenboek ; ESP armorial ou libro de armeria ; ITA stemmario] [FRA rôle d'armes ; ENG roll of arms ; DEU Wappenrolle]

dimanche 27 mai 2012

L'éléphant de la famille Helfenstein (Souabe)

Dans le monde de l'héraldique germanique, la figure de l'éléphant est très intimement liée à la famille Helfenstein.
Les armes parlantes de cette famille sont très tôt connues puisqu'on les rencontre déjà dans le rôle d'armes de Zurich (Helfen, mot proche phonétiquement de Elefant "éléphant" et Stein "pierre, rocher, mont").
"un éléphant sur un mont alésé", détail de la pierre tombale
d'Adelheid von Helfenstein, 1356 (©Andreas Praefcke)
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jeudi 17 mai 2012

La croix

La croix, toutes variantes confondues, fait partie des figures très fréquentes en héraldique, après le lion et l'aigle.
"de sable à la croix d'or", Guillaume d'Albon, REV 782 (d'après Boos 113)
   Les variantes de la croix sont très nombreuses, même si certaines sont fort rares. Dans la liste qui suit, les appellations mises en italique existaient déjà en ancien français (AF) :

samedi 5 mai 2012

Compte rendu de l'article « La langue du blason »

J'avais commencé mon blog en signalant cet article sur "La langue du blason"  :
J'ai découvert […] que c'était aussi le titre d'un article de François Millepierres paru dans la revue Vie et Langage en juin 1968. Je me suis demandé ce qu'il pouvait bien contenir et ce que venait faire un article sur l'héraldique au milieu de ceux d'autres auteurs traitant, par exemple, de "L'esprit des peuples à travers leurs mots d'esprit", "Les Américains et la langue anglaise", "Tous dans la limonade !" et autres passionnants problèmes du langage… [présentation des articles sur la couverture de la revue]. 
Armes du comte de Soissons,
Vie et Langage 195, juin 1968 (©Larousse)

lundi 23 avril 2012

Les créquiers de l'illustre maison de Créquy

La maison de Créquy (ou Créqui) fait partie des trois grandes familles françaises dont l'ancienneté remonte aux premiers temps de l'héraldique et même avant, et qui sont si connues qu'on disait autrefois :
"Ailly, Mailly, Créquy
Tels noms, telles armes, tels crys"
Jean V de Créquy, Grand Armorial Equestre de la Toison d'Or, v. 1450 ©BNF

lundi 16 avril 2012

Notions - les brisures


Les brisures sont des figures qui se particularisent principalement par l'usage qui en est fait : elles servent à différencier deux individus de la même famille.
     Plein signifie que l’écu correspond aux armoiries d’un “chef d’armes”, c’est-à-dire l’aîné de la branche aînée et que ces armes ne comprennent aucune brisure, aucune marque de cadet.
     Les figures servant de brisure ne sont pas des divisions, mais peuvent être des pièces, souvent diminuées, et surtout des meubles. Ces derniers, ayant la possibilité d'être représentés en toute petite taille, se prêtent mieux à ce genre d'usage.
     Notre propos portera spécialement sur l'armorial Le Breton car il permet de mieux appréhender comment s'est construit le système des brisures.
[FRA brisure ; ENG cadency, mark of cadency ou brisure ; DEU Beizeichen ou Brisure ; ESP brisura ; ITA spezzatura]
[FRA pleines (armes -) ; ENG full]
[FRA lambel ; ENG label ; DEU Turnierkragen ; NED barensteel ; ESP lambel ; ITA lambello]

lundi 9 avril 2012

Notions - les meubles


Nous avons parcouru les partitions (ou divisions qui créent des zones distinctes à l'intérieur de l'écu) et les pièces (figures principales dont la position est fixe et le nombre limité). Nous allons examiner maintenant les meubles, figures dont la place n'est pas fixe. Soit on peut donner leur nombre, soit elles peuvent être innombrables ou sans nombre (on parle alors d'un semé). Leur spécificité, rare en héraldique, est de constituer un ensemble ouvert : toute nouvelle figure peut être introduite en héraldique en tant que meuble. On trouve ainsi des mongolfières pour la famille de Montgolfier.
     Furetiere nous dit qu'un meuble, c’est « tout ce qui charge, brise ou accompagne les pieces & les divisions d’un escu » (1690, notice “meuble”).
[FRA meuble ; ENG charges ; DEU Figur ou Zeichen ; ESP muebles]

lundi 2 avril 2012

Sources héraldiques

Ce billet est destiné à être enrichi au fur et à mesure des "découvertes" de sites d'organismes officiels, souvent mal ou pas référencés, mais il existe des exceptions.
     Pour rassembler ces informations, j'ai bénéficié, entres autres, de plusieurs sources précieuses : le blog BibliOdyssey, le forum de discussion La nef des fous et le moteur de recherche Eureopana.

samedi 24 mars 2012

Notions - les pièces

Un écu est constitué de plusieurs sortes d'éléments : les partitions, les pièces et les meubles. Après les partitions, nous passerons en revue les pièces.
[FRA pièces (honorables) ; ENG (honorable) ordinaries ; DEU (Ehren)stücken ; ESP piezas (honorables) ; ITA pezze (onorevoli)]

     Je présenterai les pièces les plus fréquentes (les principales) : la fasce, le pal, la bande et la barre ;

"de gueules à la fasce d’argent", Draguinet de Lastic, REV 420 (d'après Boos 34)
"d’argent au pal de sable", Waal, ZUR 429 (d'après Boos 61)
"de gueules à la bande d’argent", Étienne Clanche, REV (d'après Boos 72)
"d’azur à la barre d’argent accompagnée de deux trèfles de sable, à la bordure du même",
Pierre Lancerroix, REV 700 (d'après Boos 819)

samedi 17 mars 2012

Notions - les partitions

En plus des couleurs, les armoiries sont ornées de figures. Celles-ci peuvent être de plusieurs natures – des partitions, des pièces ou des meubles.
     Nous verrons tout d'abord les partitions. La définition la plus complète est celle donnée par E. de Boos (2001) : "Nom générique donné aux motifs géométriques résultant de la division de l’écu ou des figures en un nombre pair de divisions égales et d’émaux alternés. Il existe quatre lignes de partition principales, le parti, le coupé, le tranché et le taillé, desquelles dérivent les autres partitions." 
[FRA partitions ; ENG partitions ; DEU Teilung ; NED ?? ; ESP particiones ; ITA partizioni]
N.B. Toutes les illustrations théoriques (en noir et blanc) sont tirées ou adaptées de G. Brault (1972).
Erratum du 26 novembre 2013 : L'exemple du taillé (provenant de Palliot, p. 618 et repris dans Bouton, p. 51) s'est révélé erroné (merci à André Chappuis). En effet, le canton suisse de Zurich se blasonne comme suit : "tranché d'argent et d'azur". J'ai donc remplacé l'écu de Zurich par un "vrai" taillé, figure rarissime, il est vrai (Des Clopets, une famille éteinte dont les armes semblent avoir été relevées par les Loisie, en Bourgogne).