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samedi 26 octobre 2013

L'abeille, le papillon et autres "insectes"

Les papillons et autres insectes sont plutôt rares en héraldique. À travers plusieurs exemples, il sera intéressant de vérifier s'ils sont associés aux patronymes, principalement par leur statut d'armes parlantes.
"d'argent au chevron de sable accompagné de trois mouches [taons] du même",
Jacques Auguste de Thou (1553-1617) (AP) (©Laurent Granier, 2000)
     Au Moyen Âge, la catégorie des insectes comprend tous les insectes, tout ce qui rampe -mis à part les reptiles- et d'autres animaux comme le scorpion ou le cloporte (crustacé terrestre) ou encore l'araignée.
N.B. Mis à jour le 5 août 2015. Merci à G. Vansteenkiste et à K. Padberg Evenboer pour leurs remarques.

dimanche 31 mars 2013

Les éléments naturels en héraldique

"Dans les images du Moyen Âge, l’eau est rarement bleue. 
Elle est au contraire presque toujours verte […] 
L’eau étant un des quatre éléments […], est donc verte, 
l’air bleu, la terre noire et le feu rouge.
(Michel Pastoureau, Traité d'héraldique, 1997, 3e éd.)

     Parmi les éléments naturels utilisés comme figures en héraldique, nous présenterons les figures selon l’ordre des quatre éléments, et nous leur ajouterons les corps célestes.
     Seule l'étoile est courante dès le début du Moyen Âge. Au niveau statistique, c’est la figure la plus fréquente après le lion, que ce soit comme figure principale, secondaire ou encore sous forme de brisure. Les autres figures, rares, apparaissent progressivement et surtout à la fin du Moyen Âge.
-- "d’azur étoilé d’or, à la bande du même",
non identifié, Biccherne 1445, 3 (d'après Boos 327)

dimanche 24 février 2013

Richesse de la dérivation en langue du blason

La langue du blason, a été très productive au niveau des dérivés, tout particulièrement les diminutifs, et cela très tôt, dès l'ancien français.
     Les diminutifs peuvent prendre des terminaisons en -el/elle, -et/ette, -on/ion, -eau/au/ot/iau, -ine, -ille, -ier/ière, -olle, -oir et certains suffixes s'aditionnent parfois (ban +er +et pour banneret). Les diminutifs en -el sont plus fréquents aux débuts de la langue du blason (leur finale a évolué en -eau en français actuel). La forme -et/ette prédomine assez rapidement.
     Dans la langue du blason, les diminutifs sont généralement utilisés quand les figures sont au nombre de plus de trois, semblables, tout particulièrement dans les semés.
"d'or à une croix de gueules, cantonnée de quatre croisettes du même",
Beauvais, Armorial Le Blancq, marche du Beauvaisis, f°144r (©BNF) 
Remarque : cet écu correspond aux armes du "pays" du Beauvaisis ou de l'évéché de Beauvais, mais avec les clefs remplacées par des croisettes.

dimanche 6 janvier 2013

Les Rois mages en héraldique

La Bible ne nous révèle pas grand-chose sur les Rois mages : elle ne donne ni leur nombre, ni leur nom, ni s'ils étaient vraiment rois, ni d'où ils venaient précisément. La seule mention est faite par Mathieu (Mt.2:1 à 12) : "Jésus étant né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus du Levant se présentèrent à Jérusalem en disant : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile au Levant et nous sommes venus nous prosterner devant lui. […] ils s'en allèrent. Et voici que l'étoile qu'ils avaient vue au Levant les précédait, jusqu'à ce qu'elle vint se placer au-dessus de l'endroit où était l'enfant. À la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie. Et entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Et avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, c'est par un autre chemin qu'ils se retirèrent dans leur pays"
N.B. Mise à jour le 24 octobre 2015, puis le 20 décembre 2015 : ajout de deux images signalées en rose.
Mise à jour le 11 juillet 2015 : ajouts d'un certain nombre d'images signalées en rouge dont certaines retrouvées grâce aux billets du blog d'Herald Dick, que je tiens à remercier :)
Rei de Clavomnia [Rois de Cologne], détail
Livro do Armeiro-Mor, f°49 (©Arquivo Nacional Torre do Tombo)

vendredi 30 novembre 2012

La thématique du vocabulaire du blason

La langue du blason a une syntaxe figée qui permet, surtout en français, d'aboutir à une formulation très succincte. Le vocabulaire, en revanche, est un champ ouvert, permettant d'accueillir tout terme actuel ou plus ancien.
     De nombreux traités d'héraldique ont proposé leur propre classification. Je n'en ai retenu aucune, car elles rangeaient les différents éléments suivant les critères de l'époque de l'auteur. La classification choisie est celle qui me paraît la plus proche de la manière dont le monde était conçu au Moyen Âge.
"d’or au coq de sable, armé, becqué,
crêté et barbé de gueules, allumé d’argent",
Chinq de Barcoph, Cour amoureuse 625 (d'après Boos 676)

mercredi 31 octobre 2012

La maison de Rethel : Halloween au Moyen Âge ?

Non, cette image n'a aucun lien avec Halloween (fête correspondant à l'origine au nouvel an celtique, largement adoptée depuis dans le monde anglo-saxon).
   Ces espèces de chauves-souris sont en fait la stylisation de fers de râteaux utilisés comme figures héraldiques (les manches des râteaux ne sont habituellement pas représentés dans les armoiries).
Rethel, Champagne, 1405
[écu transformé en bannière ; cf. l'original ci-dessous]

lundi 29 octobre 2012

Ordre de description en langue du blason

Ce billet sera majoritairement en noir et blanc, ce qui permettra de faire ressortir en rouge les numéros précisant dans quel ordre le blasonnement doit être énoncé.
   Il est intéressant de noter que l'ordre dans le blasonnement peut différer d'une langue à l'autre. Par exemple, pour Bourgogne "dit ancien" (ancien duché de Bourgogne), on relève :
Le duc de borgongne, LBR pl. 6, 13 (©AN)

dimanche 8 juillet 2012

Les mésaventures du lion de la famille Tranchelion

Au cours de l’histoire de l’héraldique, les armoriaux, catalogues d’armoiries décrites ou illustrées se sont succédés. Si l’on étudie les armes d’une famille, on constate que le texte et l’image peuvent se répondre de manière exacte ou inexacte. Cela fait ressortir la possibilité, rare, de variation de sens et d’image.
   J’ai choisi, comme exemple, celui de la famille Tranchelion.
Sceau Tranchelion de 1540 (d’après Brault fig. 139)

dimanche 17 juin 2012

Le dragon héraldique

Dans la classification héritée du Moyen Âge, le dragon est le roi des reptiles. Emblème de certaines légions romaines (ce que l'on retrouve dans le dragon du pays de Galles), il est très présent dans les Bestiaires du Moyen Âge et dans les enluminures des manuscrits : en tant qu'emblème pré-héraldique, il décore les bannières païennes (maures, sarrasines ou encore turques...).
Dragon, Très riches heures de Champagne (présentées ici),
Bibliothèque municipale de Châlons-en-Champagne, Ms 1716 f°67v (©Interbibly)
(d'autres illustrations de dragons tirées de Bestiaires peuvent être admirées sur le site The Medieval Bestiary)

dimanche 27 mai 2012

L'éléphant de la famille Helfenstein (Souabe)

Dans le monde de l'héraldique germanique, la figure de l'éléphant est très intimement liée à la famille Helfenstein.
Les armes parlantes de cette famille sont très tôt connues puisqu'on les rencontre déjà dans le rôle d'armes de Zurich (Helfen, mot proche phonétiquement de Elefant "éléphant" et Stein "pierre, rocher, mont").
"un éléphant sur un mont alésé", détail de la pierre tombale
d'Adelheid von Helfenstein, 1356 (©Andreas Praefcke)
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lundi 23 avril 2012

Les créquiers de l'illustre maison de Créquy

La maison de Créquy (ou Créqui) fait partie des trois grandes familles françaises dont l'ancienneté remonte aux premiers temps de l'héraldique et même avant, et qui sont si connues qu'on disait autrefois :
"Ailly, Mailly, Créquy
Tels noms, telles armes, tels crys"
Jean V de Créquy, Grand Armorial Equestre de la Toison d'Or, v. 1450 ©BNF